J'écris car hier j'ai vécu ce qu'on appelle un déclic. Volcanique. De ces petits déclics qui déclenche un Big-Bang. Il y avait ces cigarette et la nuit était tombée sans que je ne m'en rende compte. Les mots dégoulinent entre mes doigts. Il faudrait des syntaxes étudiées, un rythme fébrile, une dialectique hors norme. Il y avait quelque chose dans mes bras. Il y avait quelqu'un. Est-ce que vous comprenez ? Là où il n'y avait rien, en moi, cet endroit que j'ai toujours cherché à remplir, ce gouffre abyssal, ce trou qui faisait peur et vomir. Là il y avait quelque chose. Et j'ai pleuré. Pleuré. En m'accrochant à ce quelque chose, inespéré. Je hoquetais contre sa poitrine. C'était hideux, dégoutant. Ça n'avait probablement rien à voir avec le film. C'était autre chose, vous comprenez, mon existence n'était plus vide. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée, est-ce que tu comprends ? Tu es le seul qui me fasse oublier les jean's taille zéro et tous ces gens qui ensanglantent de l'intérieur. Tu incarnes une transformation. Quelque chose d'évident à côté duquel j'étais passée. Tu es la plénitude. Tu es la vie.